De ce nombre, on retrouve 46 travailleurs de la Tunisie, 30 de la France, 28 du Mexique, 16 du Guatemala, 11 du Maroc, 7 du Sénégal, 6 du Cameroun, 5 de la Côte-d’Ivoire, 4 du Togo et 4 des Philippines. La balance des travailleurs provient de l’Allemagne, du Bénin, du Pérou, du Liban, de l’Argentine, de la Martinique, de la Colombie, de la Guadeloupe et de la Thaïlande.
Ainsi, les 250 travailleurs guatémaltèques qui travailleront aux Serres Toundra, lorsque la phase 3 sera complètement opérationnelle, ne font pas partie de cette statistique. « Nous sommes en pourparlers avec les Serres Toundra pour aider les travailleurs qui souhaitent rester ici, en aidant notamment avec le référencement pour la francisation », ajoute la directrice générale.

Encore plus de nouveaux arrivants
Depuis 2018-19, POL opère aussi des programmes en lien avec les migrations interrégionales de Place aux jeunes et l’intégration des étudiants internationaux. En 2021, l’organisme a accueilli 51 personnes d’autres régions du Québec et 60 étudiants internationaux (Fait à noter, seuls les étudiants internationaux qui entament des démarches pour s’implanter dans la région sont comptabilisés par POL, car il y en a beaucoup plus dans la région et plusieurs sont pris en charge par des ressources dans les cégeps).
Par le passé, Portes ouvertes sur le lac s’occupait de l’accueil et de l’intégration des immigrants, en organisant des soirées culturelles et des activités ludiques pour faciliter l’intégration.
Avec la croissance du nombre d’immigrants, POL devra se concentre sur l’accueil. « Notre principale tâche est d’aider les immigrants à leur arrivée, en allant les chercher à l’aéroport et en les aidant à trouver un logement », note Julie Gauthier. POL aide aussi à remplir la paperasse administrative, à trouver un médecin de famille et à bien diriger les immigrants pour qu’ils puissent combler leurs besoins de base.
La réorganisation de POL fait en sorte que les municipalités devront en faire plus pour intégrer les immigrants. « Elles doivent prendre le relais et c’est ce qu’on est en train de bâtir en travaillant avec les MRC », ajoute cette dernière.
Les statistiques sur les nouveaux arrivants réjouissent Luc Simard, le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, tout en reconnaissant que les communautés et les citoyens devront en faire plus pour favoriser leur rétention. « On doit développer des politiques d’accueil des nouveaux arrivants dans nos milieux », dit-il, tout en soulignant l’importance de se faire un bon réseau d’amis pour s’implanter durablement.
Pour créer des ponts entre les nouveaux arrivants et les citoyens, POL travaille d’ailleurs sur un projet de jumelage, lequel devrait voir le jour en mars. « On veut impliquer la population pour mieux intégrer les nouveaux arrivants », remarque Julie Gauthier. Une personne-ressource devrait être embauchée sous peu pour coordonner ce projet, qui visera à lier des personnes qui ont les mêmes intérêts.
« Ça coûte très cher aux entreprises et au gouvernement de faire venir des immigrants, alors on doit améliorer la rétention dans la région », note Julie Gauthier. Les municipalités et les MRC de la région devront bien se préparer à accueillir et retenir ces nouveaux travailleurs, car la tendance ne semble pas s’essouffler. À titre d’exemple, 20 autres travailleurs étrangers sont arrivés dans la région, le mois dernier.
